Paix, justice et institutions efficaces : quand la société civile ravive la mémoire pour reconstruire la paix au Sud-Kivu
Au Sud-Kivu, la mémoire des conflits reste profondément inscrite dans les corps, les récits et les lieux. Dans son travail de recherche en sociologie, Emmanuel Akonkwa Nfizi, assistant à l’Université Officielle de Bukavu, interroge le rôle de la société civile dans la transformation des mémoires antagonistes issues de décennies de violences en République démocratique du Congo.
Menée dans le cadre d’un mémoire de maîtrise, cette étude analyse comment les organisations de la société civile participent aux processus de réconciliation sociale, en mobilisant la mémoire collective autour des conflits passés.
Cette réflection creuse les défis liés à la justice transitionnelle, souvent peu comprise ou insuffisamment vulgarisée, dans un contexte marqué par les guerres, les déplacements de populations et les violences sexuelles.
À travers une méthodologie qualitative, fondée sur des entretiens, des observations et l’analyse de récits locaux, la recherche montre que la mémoire n’est pas seulement un souvenir du passé, mais un levier stratégique pour reconstruire la cohésion sociale, à condition qu’elle soit traitée avec sensibilité, éthique et inclusion.
Ce travail s’inscrit pleinement dans l’esprit selon lequel , la paix durable passe aussi par la reconnaissance des blessures, la valorisation des voix marginalisées et l’engagement actif des acteurs locaux. Une contribution scientifique qui éclaire les enjeux de la réconciliation au Sud-Kivu et invite à repenser le lien entre mémoire, société civile et paix.
Joseph LUBUNGAMwangaza Communication



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