Villes sûres et résilientes : à Nkafu, un éboulement emporte quatre enfants et interroge la sécurité urbaine à Bukavu
À Bukavu, le quartier Nkafu, dans la commune de Kadutu, s’est réveillé dans le deuil. Quatre enfants d’une même famille deux filles et deux garçons, âgés de 7 à 12 ans ont perdu la vie dans un éboulement de terre survenu sur l’avenue Majengo, dans la nuit du lundi 5 janvier 2026, aux environs de 3 heures du matin.
Selon les témoignages recueillis sur place, une habitation s’est brutalement effondrée à la suite d’un glissement de terrain, alors que les enfants dormaient. Pris au piège sous les décombres, ils n’ont pas survécu avant l’arrivée des secours. Le choc est immense dans ce quartier populaire, où voisins et proches peinent encore à réaliser l’ampleur de la perte.
L’habitation touchée était située dans une zone reconnue à haut risque, marquée par l’instabilité du sol, accentuée par les pluies et une urbanisation non maîtrisée. À Bukavu, ces situations ne sont malheureusement pas nouvelles. Elles rappellent la fragilité de nombreux quartiers construits sur des pentes, souvent sans encadrement technique ni mesures de prévention.
Ce drame humain renvoie directement à l’Objectif de Développement Durable n°11, qui appelle à bâtir des villes inclusives, sûres, résilientes et durables. À Nkafu, comme dans d’autres quartiers de la ville, ce sont surtout les enfants et les familles les plus vulnérables qui paient le prix des insuffisances en matière de planification urbaine et de gestion des risques.
Face à l’émotion, des acteurs de la société civile appellent à des actions urgentes : contrôle des constructions, identification et sécurisation des zones à risque, mais aussi sensibilisation des habitants. Car au-delà des chiffres, ce sont des vies qui se brisent, rappelant que la sécurité urbaine n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale.
Joëlle M Mwangaza Communication✍️



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