Création et autonomie : Lurhatwamuzire Batumike Josué, artiste visuel à Bukavu, entre identité artistique et ambition de vivre de son art
Lurhatwamuzire Batumike Josué fait de l’art bien plus qu’une passion : un langage et un engagement. À travers ses créations, il cherche à exprimer des idées, susciter des émotions et donner du sens à son parcours.
Malgré les contraintes, il avance avec une ambition claire : vivre de son art et affirmer son identité artistique.
Mwangaza Communication : Pouvez-vous vous présenter ?
Josué : Je suis Lurhatwamuzire Batumike Josué, artiste visuel âgé de 26 ans, basé à Bukavu.

Mwangaza Communication : Comment votre parcours artistique a-t-il commencé ?
Josué : Mon art a commencé comme un simple plaisir, avec l’envie de faire de beaux dessins et de plaire aux autres. Avec le temps, j’ai compris que l’art pouvait être plus que ça : un moyen de transmettre un message, une voix pour ceux qui ne peuvent pas s’exprimer. C’est là que j’ai réalisé que l’art pouvait aussi être un métier.
Mwangaza Communication : Depuis quand pratiquez-vous l’art de manière continue ?
Josué : J’ai commencé en 2020. J’ai dû faire une pause pour des raisons personnelles, puis j’ai repris en 2023 avec une vision plus claire et plus engagée.

Mwangaza Communication : Quels sont les principaux défis que vous rencontrez en tant qu’artiste autodidacte ?
Josué : Les difficultés sont nombreuses. Sur le plan technique, je me forme surtout grâce à internet, mais sans connexion, c’est compliqué. Il y a aussi le manque de matériel, qui est essentiel pour produire un travail de qualité. Et dans notre contexte, il n’est pas toujours facile de s’exprimer librement.
Mwangaza Communication : Quelle place occupe aujourd’hui l’art dans votre vie ?
Josué : L’art est devenu une vocation. C’est un outil d’unité, un moyen de communication et un espace d’expression personnelle. Chaque œuvre est une manière de partager une idée ou une émotion.
Mwangaza Communication : Comment vous projetez-vous dans les prochaines années ?
Josué : Dans cinq ans, je me vois comme un artiste qui a trouvé sa véritable identité. Je veux développer un style plus précis et plus profond. Mon objectif est de créer des œuvres qui touchent les gens, qui les font réfléchir et qui ont un impact.
Mwangaza Communication : Avez-vous des ambitions concrètes pour votre carrière ?Josué : Oui, j’aimerais partager davantage mes projets, publier mes œuvres et construire quelque chose de solide autour de mon art. Mais surtout, mon objectif est de vivre de mon art, de dépendre de mes œuvres au quotidien.
Josué illustre les réalités des jeunes artistes en contexte urbain africain, entre passion, contraintes matérielles et recherche d’autonomie. Une démarche qui s’inscrit dans l’Objectif de Développement Durable n°8 , Travail décent et croissance économique, ainsi que dans l’ODD 4 : Éducation de qualité, à travers un apprentissage autodidacte.
Joseph LUBUNGAMwangaza Communication



Laisser un commentaire